© Comité Alhambra 2022 - www.comitealhambra.be - www.facebook.com/quartieralhambra - comitealhambra@gmail.com
Comité Alhambra
Question & Réponse Questions fréquentes sur la police locale. 1. Pourqoui est ce qu’il y a souvent des contrôles d'identité et d'alcoolémie dans le quartier? Même si les actions TRA alcool et drogues ne visent pas directement les prostituées et leurs clients - dans la Rue Van Gaver ou la rue des Commerçants, par exemple, elles ont un effet dissuasif. Les clients, les prostituées et les dealers n’aiment pas trop cette présence policière dans le quartier, même s’il ne s’agit que d’alcootests à la Porte d’Anvers et la rue de Laeken. Cela produit parfois des situations surréalistes où les prostituées racolent à moins de 50 mètres de patrouilles qui procèdent à ce type de contrôles. Cela provoque alors pas mal de frustration de la part des habitants qui ne comprennent pas que la police ne fasse pas appliquer le règlement de police. 2. ‘La police’ n’existe pas. Il y le 101, la police locale, les moeurs & la stup et la police du métro. Police locale: La police locale organise des actions qui visent les clients qui ne respectent pas le règlement de police dans les ‘petites rues’ du quartier (une zone de tolérance est prévue sur le boulevard d’Anvers et Albert II). Les clients qui approchent des prostituées en dehors de cette zone de tolérance risquent une amende dressée par des policiers de la force locale qui patrouillent à pied. Ils veillent également à ce que les drogués ne consomment pas à même la voie publique, à la vue de tous. Par le passé, nous étions confrontés à de grands rassemblements de drogués sur la rue. La présence policière a permis de limiter cela fortement. ‘Les moeurs’ et ‘la stup’: Les services des mœurs et des stupéfiants sont également actifs dans le quartier. Des agents en civil ont pour mission d’interpeller les dealers ou des personnes en possession d’armes interdites. La police du métro Ces services effectuent des contrôles dans le métro, principalement depuis la prise de drogue dans ces zones, notamment au niveau de l’ascenseur. Ils ne patrouillent pas en rue puisque leur zone d’intervention est limitée au métro. Quelquefois, la collaboration entre ces différents services est difficile, comme par exemple entre la police des mœurs et les polices de quartier, ce qui s'explique aisément par des intérêts divergeant (les mœurs souhaitent conserver la pègre dans un endroit circonscrit là où la police de quartier souhaite limiter les nuisances des quartiers). Néanmoins, malgré ces difficultés, chaque département a bien dans ses prérogatives de s’attaquer à la problématique de la drogue et de la prostitution sauvage. 3. Est ce que l’installation d’une antenne de police dans le quartier est une solution ? Au sujet d'une implantation éventuelle d'un commissariat de quartier, le Comité Alhambra est plus mitigé. En effet, il s'agissait encore il y a quelques années d'une demande spécifique du comité. Mais nous nous rendons compte aujourd'hui de son caractère contre-productif potentiel. En effet, cela nécessiterait de maintenir des policiers au poste (et donc non opérationnels) et non des agents dans la rue. Or, c'est justement ce qui manque chez nous. Aujourd'hui, par exemple, nous constatons que des camionnettes de police stationnent dans le quartier, mais que des agents doivent rester en faction à l'intérieur pour surveiller les véhicules. Dès lors, nous nous retrouvons parfois dans des situations surréalistes où des filles tapinent juste devant la camionnette en toute impunité. 4. Est ce qu’il n’y a pas de la déplacement de la criminalité à cause des contrôles de police? Dire que les contrôles de police déplacent le problème n'est pas correct. En effet, les filles restent irrémédiablement attachées aux hôtels et aux cafés de prostitution. C'est pour cette raison que nous plaidons pour une fermeture pure et simple de ces établissements. En outre, les récents contrôles de police ont un impact effectif sur la prostitution. Selon les clients, il y a une forte diminution de la présence des filles. 5. Est ce que les contrôles de police sont nécessaire? Les actions émanantes du bourgmestre sont vraiment nécessaires. Sans les actions de la Ville de Bruxelles, les différentes mafias auraient quartier libre et pourraient faire fructifier leurs activités nuit et jour et cela sans aucune entrave, comme la présence de Safet Rustemi, l’un des criminels les plus recherchés de Belgique l’a encore prouvé. Nous soutenons donc à 100 % notre bourgmestre et la police locale qui font leur devoir, c’est à dire, maintenir la tranquillité publique, et qui doivent parfois faire face à des accusations injustes. À nouveau, le comité Alhambra plaide pour la fermeture pure et simple des commerces liés à la prostitutions (cafés ET hôtels). Les policiers que nous avons pu rencontrer récemment font exactement le même constat. Sans cela, les services de l'ordre ne font que jouer au chat et à la souris avec les prostituées. 6. Pourquoi le Comité Alhambra tente depuis plusieurs années de maintenir de bons contacts avec la police locale? Il est important pour notre quartier de pouvoir parler avec des agents qui sont biens avisés des conséquences néfastes liées à la prostitution et au trafic de drogue. "La police doit aller vers les gens", défend le bourgmestre de Bruxelles Philippe Close . Des régisseurs de quartier ont été créés pour faire le lien entre les différents acteurs de la vie de quartier, pour répondre en réseau aux problèmes non urgents de sécurité, de tranquillité et de salubrité publiques. C’est grâce à cette étroite collaboration avec la police locale, qu’une équipe de plusieurs personnes - les régisseurs de quartier - est active dans le quartier. Leur objectif est de chercher des solutions au problème de surcharge spécifique auquel le quartier Alhambra est confronté. Cela nous permet d’échanger des informations et de favoriser les contacts entre les habitants et la police locale. 7. Que demandons-nous à la police locale ? Une présence policière continue 24h/24 et 7j/7 dans le quartier pendant plusieurs mois permettrait de casser la dynamique des trafics de drogue et du sexe. 8. Qu’est ce que les habitants peuvent faire? Il est très important pour la police locale que les habitants continuent à envoyer des courriers et des mails qui rapportent les incidents du quartier. La police insiste sur cette demande. Il faut appeler le 101 à chaque fois que vous constater des nuisances. Sans appels de la part des habitants, la police et le parquet estiment que la situation s'améliore. Si vous subissez des agressions, Il faut que vous continuez à porter plainte auprès du commissariat de police. Le Procureur du roi nous a assuré que les différents dossiers parvenant à son cabinet et concernant les faits commis dans le quartier Alhambra sont traités avec une vigilance particulière. Si vous souhaitez obtenir les coordonnées de notre régisseur de quartier ainsi que des deux inspecteurs, veuillez nous faire parvenir votre demande par mail ou par message privé via Facebook.