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Comité Alhambra
Les hôtels de passe ‘Studio 2000’, ‘Studio Europe’, ‘5th Avenue’ Combien rapportent les hôtels de passe dans notre quartier et ont-ils de l'avenir ? Il y a trois hôtels de passe dans le quartier: ‘Studio 2000’, ‘Studio Europe’ et le ‘5th Avenue’. Au départ, c’était des hôtels de rendez-vous ‘classiques’ où des hommes et des femmes mariés rencontraient leurs maîtresses/amants, qui se sont alors progressivement mués en maisons de passe pour la prostitution de rue. Ils sont générateurs de nuisances importantes pour les habitants du quartier, et la cause de l’implantation durable de la prostitution de rue dans un quartier historiquement résidentiel. Avant les hôtels n'étaient ouverts que la journée. Mais depuis 1997, la nuit aussi, ce qui a rendu pour le quartier la cohabitation avec la prostitution de rue beaucoup plus tendue. Les prostituées d'origine belge ont ensuite progressivement disparu et ont été remplacées par des femmes et des hommes principalement des pays de l'Est et d’Amérique du Sud. En 2005, la Ville de Bruxelles installe une taxe sur les locaux dans les maisons de passe ou dans les immeubles ou s'exercent des activites analogues fixée à 2.500 € par an par local de rencontre. Le rendement des trois hôtels du quartier (soit 41 chambres) pour la ville est de 180.000 euros par an (chiffres 2018). 1. Studio 2000 C'est le plus grand hôtel de passe du quartier. Au début des années 1990, le gérant louait les chambres à quelques étudiantes qui faisaient du raccolage pour gagner un peu d'argent. C’était le début de la transformation de l’hôtel de rendez-vous ‘classique’ en hôtel de passe où les clients venaient d'abord avec des prostituées belges, qui ont ensuite été remplacées par des TDS bulgares, roumaines, hongroises, … En effet, à partir de 2005, le quartier a connu une arrivée massive de réseaux de prostitution de filles de l'ancien bloc de l'Est. Ceux-ci avaient repris la plupart des bars du quartier, les transformant en point de chute pour les filles. L’Avis d’un client: “Hôtel de passe populaire situé dans le quartier central de la prostitution de rue à Bruxelles. Un bon point pour le parking, qu'on peut réserver à l'avance. Très difficile, en effet, de se garer dans le coin. Contrairement à beaucoup d'autres hôtels du même genre, où les clients ne se croisent pas, ici c'est très bruyant et tous les couples se croisent à l'intérieur! Une dame âgée distribue les préservatifs quand vous montez. Les chambres sont correctes même si les installations sanitaires sont plutôt minimalistes. Les miroirs au plafond rappellent l'utilisation des lieux. Rappel à l'ordre téléphonique dès que vous dépassez le temps prévu de quelques minutes. Bref, un chouette lieu populaire pour s'encanailler. Vous venez avec la demoiselle avec qui vous avez pris rendez-vous ou vous choisissez parmi celles qui attendent en face de l'entrée.” 2. Studio Europe: sur les 12 chambres, l'hôtel paie une taxe annuelle de 33.000 euros. Maison unifamiliale dans la rue des Commerçants qui a été transformée en 1993 en hôtel de passe. Fait partie d’un îlot entièrement construit par l'architecte J. Michiels en 1911 (don’t aussi le café Flamingo). C’était un projet pour attirer la bourgeoisie vers le centre ville. En octobre 2005, le complexe des bâtiments a été acheté pour 1 million d’euro par les propriétaires actuels, dont une ex - fonctionnaire européenne. Dès le début, la relation devient très tendue avec le quartier et surtout avec les anciens membres du Comité Alhambra. En 2005, après avoir perturbé notre assemblée bi-annuelle d’information aux riverains au KVS, les propriétaires intentent un procès au Comité Alhambra pour diffamation. Ce n'est que dix ans plus tard qu'un jugement a été prononcé en faveur du Comité. Néanmoins, en novembre 2016, un des copropriétaires est venu nous demander de l’aide pour faire fermer son hôtel et demande, à cet effet, l’aide de la Ville de Bruxelles, du service de l’Urbanisme de la ville, du Comité de quartier, voir même des habitants. Il est donc prêt à tout afin de voir l’hôtel fermer. Entre-temps, l'autre propriétaire a également pris contact avec le Comité Alhambra car il veut transformer son hôtel en logement. Mais pour ce faire, il a besoin de l'accord de son associé, ce qui nous met dans une situation très absurde. Cette “guerre de pouvoirs” entre les propriétaires existe maintenant depuis plusieurs années. Nous souhaitons dès lors, que la Ville entreprenne les démarches nécessaires afin de faire fermer l’hôtel de passe. Que ce soit pour cause des nombreuses infractions urbanistiques, ou via des taxes à percevoir sur les hôtels de passe, les appartements vides depuis des années ou par la médiation entre les propriétaires afin de trouver des alternatives pour l’hôtel de passe jusqu’au moment où le tribunal prendra une décision finale pour enfin règler cette indivision entre les propriétaires. 3. 5th Avenue: 13 chambres C'est l'hôtel avec lequel on a le moins de problèmes. Les propriétaires ne veulent pas de TDS qui font du racolage autour de l’établissement. Toutes les prostituées restent à l'intérieur du café et ne causent donc que peu ou pas de nuisances dans le voisinage immédiat. 5th Avenue est en fait un exemple pour tous les hôtels de passe dans le quartier. De plus, le gérant a renouvelé toutes les chambres dans le but d'en faire un hôtel classique dans un futur proche. Peut-être que son fils reprendra l'exploitation, mais ce n'est pas encore clair pour l'instant. Le beau café Art Déco au rez-de-chaussée attire également de nombreux fonctionnaires (flamands) pour l'Afterwork. Tout comme l'Hôtel Espérance, un ancien hôtel de rendez-vous en style Art Déco tout près de la rue neuve, ou l’hôtel ‘Berger’ à Ixelles, '5th Avenue' a tous les atouts pour devenir un hôtel attrayant pour des séjours classiques. Nous espérons donc qu'ils ne tarderont pas trop pour faire la transition. Comme nous soutenons l’idée des salles de consommation pour faire face à la problématique liée à l’usage de drogue en rue, nous sommes également partisans pour des ‘Zones-P’ comme alternative à la prostitution de rue sauvage. Des ‘Zones P’ sont des zones de tolérance pour la prostitution de rue, comme par exemple un ‘Drive in’ qui permettrait aux prostituées de recevoir leurs clients en toute discrétion et en securité. Pour ce type de solution, une infrastructure médico-sociale pourrait également être prévue, pour aider les TDS qui veulent quitter le métier par établir des trajets de sortie de la prostitution grâce à des projets de reinsertion A l’étranger, à Cologne par exemple, il y a des exemples qui fonctionnent très bien et qui peuvent donc donner de l’inspiration pour un projet à Bruxelles: 'Drive-thru brothels: why cities are building 'sexual infrastructure'' - The Guardian: https://www.facebook.com/quartieralhambra/posts/2382022691835307 Une ‘Zone P’ n’a rien avoir avec un ‘Villa Tinto’ qui peut servir comme alternative pour les vitrines dans la rue d’Aerschot. Entre-temps, jusqu'à ce qu'il y ait une infrastructure pour la consommation du sexe rémunéré, nous demandons que toutes les TDS recrutent à l'intérieur des murs des hôtels de passe et plus dans la rue d’un quartier résidentiel. Cela assure plus de sécurité pour les prostituées et beaucoup moins d'inconvénients pour les riverains. Nous sommes convaincus que l’existence d’hôtels de passe, tels que « Studio 2000 » et « Studio Europe » est génératrice de nuisances importantes pour les habitants du quartier. À terme, nous espérons que ce type d'établissement disparaîtra du quartier et que des alternatives se metteront enfin en place.